Dans une ville où rien n’existe

Dans une ville où rien n’existe et où tout se crée

perpétuellement sans jamais nous laisser un seul

instant de repos nous ne sommes vraiment que les

instruments d’une force qui anime et qui démembre

ces murs
Il n’y a pas de conjonction pour ceux qui traversent

l’espace et le temps ne fut inventé que pour nous

transformer en barbares
Pas une minute d’arrêt mais le tumulte l’angoisse

et cette immense lueur qui nous brûle avec nos

désirs
Une fenêtre s’ouvre un homme se penche et jette un

cri qui serait comme le hoquet de ces murailles sans

regard. Demain le soleil éclairera ces myriades de

ruines immobiles. Demain à l’aube nous dormirons

encore parmi ces pierres cadavres émasculés par le

sommeil ou squelettes agités déjà par l’inutile certitude.

Voter pour ce poème!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Hérodiade

Feu les oiseaux