L’esté grillant, et le chaud Sirien

L’esté grillant, et le chaud Sirien,
Perçant les flancs de la terre qui bée :
Non ceste Fleur qui m’a l’ame enflambée,
Mesme à l’envy du gaillard Cyprien.

Elle est sa guide en ce val terrien,
Son flair combat l’odoreuse Sabée
Et dans le coeur cest amour m’est tombée
Par qui j’ay tout, et sans qui je n’ay rien.

Pluye, ni vent, ni chaleur, ni froidure,
N’esffaceront son teint, ni sa verdure :
Je l’affranchis du trespas, et du temps.

Mais las ! tandis que sa gloire eternelle
Revit en moy, chetif ! je meurs en elle :
Et fondz ainsi que la nege au Printemps.

La Marguerite

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