La biere et le matin

Le soleil à grands bords avec la vie

Ce n’est plus un rêve c’est le matin

Grognant avec la corne d’or de ses camions

Roulant de ses épaules une pancarte

Qui siffle au vent pleine de fleurs

Et le bel instant non mais le beau printemps

Mes copains qui vont venir ça sent le ciel

Ici très bas ça sent l’oiseau

La sueur bleue de l’aile

Dans le petit bistrot pas cher

Où gonflent les ferments roux de la bière

Une âme doucement bouge

Elle déplie ses paupières son journal

Qui respire la poudre et fleure l’encre fraîche

On lirait là-dedans des choses pas très drôles

Qui font que tout à coup la terre sans chagrin

Sous la coquille éclatante de ces pavés

Retrouve son poids de soufre et de boue noire

Je songe très profond levant souvent le coude

Pour boire et faire signe je suis là vous savez

Je pense mais j’existe et voici que soudain

Vous débarquez mes camarades votre voix

Claire comme les clous d’une semelle

Sur la passerelle tremblante des mondes

Avec les malles en osjérdu sang.

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Ethiopie

Je suis le triste oiseau de la nuit solitaire