Grande bête dorée, Amour couleur de femme

Grande bête dorée, Amour couleur de femme
Les bras ouverts, debout au milieu du chemin
Que faitesvous de moi dans cette blanche flamme ?
Soutiendraisje longtemps son éclat inhumain ?

Laissez donc ma sagesse étendre un peu ses ailes,
Passer ce bel oiseau sur mes livres déserts ;
Laissez aller mon chant à des amis fidèles
Et battre ce coeur dur quand je forme un beau vers.

Je retrouve partout votre force pliante
Vos longues mains, partout vos mains toutespuissantes,
Ces délices sur moi sans que j’ouvre les yeux

Hélas ! et ce plaisir où le corps se dénoue,
Comme un soldat fuyard s’empêtre dans la boue
Tombe parmi les morts et se perd avec eux.

Le promeneur

Voter pour ce poème!

Avatar Apprenti Poète

Par Odilon-Jean Périer

Odilon-Jean Périer est un poète belge d'expression française né à Bruxelles le 9 mars 1901 et mort dans la même ville le 22 février 1928.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Rejoignez notre cercle de mots. Votre commentaire est le bienvenu.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Donc, ce sera par un clair jour d’été

La flûte