Hymne au germe

Le germe est le foyer des regards confondus

Et quand l’homme couvrant la femme sombre en elle

Il le voit comme un astre en abîme au nadir

Tandis qu’elle fixant le zénith sent grandir

Un Œuf céleste fécondé par l’étincelle

En tout son être dilaté par le plaisir

A la mesure de la Nuit originelle

La Gloire qui l’entoure est son ventre en avant

Qui touche à l’horizon et lorsqu’elle repose

Telle la terre soutenant le firmament,

Lui fait un dôme où il englobe toute chose.

Couché près d’elle Adam écoute la rumeur

Dans son premier sommeil de mère au seuil des mondes

Des marées d’hommes qu’elle rêve, s’y berçant

Lui ne dort pas. Il est allongé sur les âges.

Il se sent désirer le sein d’Eve, le ciel.

Le lait (presque) lui vient aux lèvres. Sa mémoire

Est sans nombre, d’enfances vagues qui mourront.

Il se rêve croissant dans ce ventre, naissant

Sommant l’homme et tout homme en cette enfance sienne

Lui qui non né n’aura jamais été enfant.

Du germe qui s’entend jusqu’à la fin des siècles Mûrir et donner forme à tout ce qui viendra

Sortent sans cesse et créent l’espace et s’y propagent Des ondes qui n’était en lui le cœur qui bat S’éteindraient s’efTaçant sans retour l’une l’autre Mais le coeur les rappelle à lui centre infini Toute onde n’étant rien qu’un souvenir de lui.

2

L’orgasme éclate. Instant rompu. Commencement. Brèche en ce qui n’est pas sur un temps qui n’existe Qu’en le forçant vers ce néant qu’elle a blessé. La plaie, donc, tout au fond du germe. Sa mémoire Du double spasme s’excluant qui l’a formé Être qui bien que seul n’est jamais sans son autre Que manquante moitié de l’Un non divisé. Car l’Indivis pour Se rejoindre par le sexe N’a de copule que l’étreinte. S’il jouit En femme, elle est cette onde immense qui resserre Son centre jusqu’à le forcer d’éjaculer. Et s’il prend son plaisir en homme, après la même Fusion, il est ce rejet réitéré. L’homme dans l’Un ne s’en croit l’axe que l’espace De cette brève mais entière éternité : Le premier mâle, Adam, l’apprend pour tous les autres Comme giclant en Eve il apprend à mimer A l’envers les contractions de l’accouchée. Ainsi, dès le moment qu’il se fixe, le germe Récapitule dans l’éclair illuminant Le ventre féminin pareil au firmament Où l’homme se foudroie pour naître de sa foudre, Tout ce qui fait qu’ils restent deux à l’y former Que lui-même il est divisé d’avec la forme Qu’il distend pour s’y mieux greffer et y emplir L’illusion de l’Un le poussant à mûrir : De l’Un qui Se conçoit en vain de couple en couple Et, chaque fois qu’il est à terme, est expulsé

De Soi pour n’être qu’un de ses doubles sans nombre Qui L’éloignent toujours plus avant, seul chemin Vers la pomme que tient la femme dans sa main.

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L’Un que cerne et remplit son centre jouit de S’y sentir germer Sa conscience sans rivages est toute dans cette poussée Que d’onde en onde l’Immuable écoute qui se communique Si vite qu’elle crée l’espace avant que l’Un ne l’ait pensé Si lentement que l’Un S’étonne d’imaginer qu’il va bouger Sa plénitude Lui est lourde dès l’instant qu’Elle Se conçoit Et consciente d’être enceinte souffre d’être fermée sur Soi

Eve porte dévotement son ventre nu comme un soleil Ses yeux mêlés au bleu lointain S’y fondent en béatitude Nulle pensée ne vient troubler son immense gestation Qui s’égale en sérénité au mouvement parfait des sphères Rien dans ses gestes ni son port ne la distingue de la terre Dont la courbure à l’horizon reproduit celle de son corps Que tenté par sa nudité le vent caresse des deux paumes

Adam près d’elle s’émerveille que si jeune elle puisse avoir L’impersonnelle majesté et l’âge illustre des montagnes Posant la tête sur sa cuisse il voit le ventre respirer Comme une île descend et monte en sens inverse des marées Comme la terre se découvre au rythme lent de l’origine Adam près d’elle s’émerveille que son souffle soit la durée Qui dès le germe met en jeu l’expansion universelle

En entendant son battement lui revenir du fond des temps La joie du germe est sans limite entre systole et diastole

Joie concentrant l’ubiquité à la pointe de chaque instant Étoile unique avant le jour quand le Vide se fait lumière L’ombre portée des géniteurs sous l’arche bleue de l’infini Dès avant l’aube l’étincelle en fait l’aune d’un monde d’hommes Nés chacun à son heure ensemble d’elle jusqu’à la fin des jours

4

Ronde est la terre et rond l’horizon

Rond est le ciel et ronde la femme

Portant le même fruit.

Engendré dans la femme par l’homme

Dans le monde par Dieu

Monde et femme conçoivent

L’homme-univers.

Le même plaisir de foudre qui rompt

L’hymen de l’origine

Fulgure dans la femme et déchire

Le même hymen.

Le Père qui foudroie

Émane de sa foudre.

Car le Sans Fond, à force

De contempler sans fond

Se fait regard.

Regard, peau bleue du Vide.

A son regard qui se voit

Le Sans Fond bute.

A force de buter à son Vide

Comme à la femme l’homme

L’éclair jaillit.

Qui l’attire? Qui en jouit?

Le Sans Fond : et d’abîme en abîme

S’ouvrent ses infinis.

La femme : et d’éon en éon

Sa chair s’en illumine.

Seul l’Axe du Monde, l’homme

Est fracassé par lui.

L’homme : le serpent est son spasme

Qui l’arrache de Soi.

L’œil spirale où se concentre sa force

Soudain gicle de lui :

Si totale et au même instant éclatée

Est sa vue de toutes parts qui fulgure

Qu’il en est terrassé.

Mort exprès, l’homme, pour que

Reste le trou, le manque

De lui et sa matrice

Dans le Tout.

Reste donc Eve, la Vie

Enceinte des œuvres

De l’homme mort.

Reste, portant vie et mort

Le germe en lequel homme et femme

Ne seront plus jamais indivis.

En lui jusqu’aux siècles des siècles

Est la double humanité infinie

Qui n’en finira jamais de se joindre

De plus en plus multipliée divisée

De part et d’autre de sa commune asymptote

Verticale de l’Un

Reste le germe. Il garde en mémoire Ce Non Né révélé par l’éclair

Et sitôt rendu aux ténèbres. Longue, longue sera la genèse Autant que le souvenir.

6

Si le germe est mémoire absolue Avant que ne soit rien encore De tout ce qui est, vient et fut Il commence dès qu’il s’incorpore A durer c’est-à-dire mourir A cet absolu souvenir

De l’individu au Sans Fond La distance est nulle et béante Que le germe illimite en ce rond Réduit infiniment à son centre Coeur infime qui dans l’embryon Bat le pouls de l’ultime horizon

Femme enceinte d’abord l’est d’un Sens Que ne peut concevoir que son ventre Sens que l’homme perd en naissant Comme il perd l’horizon et le centre Mais pour l’engendrer à son tour Dans le même acte aveugle d’amour

Car le Sens de toujours à toujours Est pour Soi la matrice et le germe L’Acte unique en lequel tout amour Se dilate tout ensemble et s’enferme

Innombrable identité où le Soi

Ne cesse d’être multiplié pour sa joie

Je sans nombre que la femme se sent Devenir quand elle tressaille Indistincte d’avec cet enfant Qui lui bouge au fond des entrailles, Ne sachant qui des deux est son fruit Celui-ci ou le Soi qui l’emplit

Qu’est la femme? une bulle qui brille D’être en Soi identique à la Mer. L’homme y voit cette mue l’origine Qu’il se meurt de remplir à l’envers Ainsi l’Un Se meurt-Il et Se sème Seule voie Le ramenant à Soi-Même

Le firmament reproduit les galaxies

De la nuit utérine. Et tout ce que les hommes Ont sucé avec son lait noir de ce savoir Qu’elle chante sur les berceaux, vieille nourrice Le germe en est instruit depuis toujours, avant Qu’il y eût des hommes, une terre, l’origine.

Le germe rêve qu’il se forme, que ce point Est le monde en expansion, l’Ouvert qui bouge. Le germe rêve : et c’est en lui l’Un qui Se rêve Avant que rien n’ait commencé, tout juste avant Qu’en Lui l’idée ne se saisisse qu’il commence De rêver hors de Soi quelque chose qui soit. Ou tout se ferait-il par perte de substance (La Sienne) S’épuisant sans fin dans l’univers Ne laissant rien de Soi qu’un Vide, sa Présence Sans laquelle rien ne serait un seul instant?

L’Être ! Ce dont le germe rêve. Dont les hommes Se donnent vainement pour figures leurs dieux Ou leur pensée, ou ces passions sans mesure Fendant en deux leur double proie de haut en bas. Le germe écoute l’origine qui explose Ensemble avec l’implosion du Grand Retour Et leur écho de part en part, l’énorme rose De matière engouffrant à l’infini les jours.

puis les Ères! leur hystérie élémentaire Retroussant les lèvres cruelles des marées Disloquant l’une contre l’autre les montagnes Brisant des continents de glace, submergeant L’orbe des cieux et les fondements de la terre D’une eau sans pli et sans reflet — Avant? Après?

Par-dessus le fracas des éléments guerriers

La Vie n’est qu’un grand cri béant qui s’amplifie

Du mutisme broyeur des âges monstrueux

Au râle universel du plaisir sans césure

Où s’engloutir dans sa seule extase la Mort.

Un cri, mais que relaie tout à coup la parole

Transsubstantiation du bruit devenant voix

Issue de l’homme et de la femme. Un Sens se forme

La Vie cesse d’être un abîme de clameur

Tout ce qui hurle, crie, soupire, siffle, chante

La voix le prend en elle et le dit en des mots

Qui font du gouffre une élévation, un souffle

De toujours à toujours orienté, écouté.

L’écoute est ronde comme un œuf, omniprésente

La même de cellule en cellule et portée

Plus loin sans cesse en demeurant partout au centre.

Seul le germe est capable d’elle. Seul il sait

En tous sens de l’espace-temps d’un bord à l’autre

Reculer la rumeur de vie, la ramener

A son foyer l’Oreille unique et la matrice

Où le Soi S’investit comme son propre fruit.

Car le germe est le Soi qui S’écoute. Et la mère

Assise à l’horizon des éons, c’est la Vie.

Attentive, elle dit les mondes. Son silence

Est la voûte de sa parole, ce Dedans

Que tapisse immémoriale une Mémoire

Toute au-delà, toute en deçà : membrane noire

Du Soi qui rêve que la femme Le conçoit.

Comment il fut conçu le germe en est l’engramme

Et ce duel qui lie d’amour l’homme et la femme

L’a divisé lui-même en deux sitôt formé.

Il est donc Eve, il est Adam. Leur dialogue

Masqué, paré, mimant l’art des bêtes, le jeu

Que savamment elles déploient aux panades,

A tenté le serpent qui les en instruisit

Et, dragons ou taureaux, tant d’autres dieux que l’âme

Pour peindre l’absolu du sexe s’est choisis.

L’âme humaine? ou le Soi qui Se contemple en elle

Rêvant qu’il est sorti de Soi pour Se chercher

Et que l’âme est le lieu de la Quête. Ce rêve

Dans le germe est la tension qu’il fait grandir

Entre ses deux moitiés chacune souveraine

Chacune occupant tout le théâtre où se joue

Ce duel dont tout porte au monde la blessure

Car tout être vivant n’est rien qu’une doublure

De l’une ou l’autre des parties de ce combat.

Le germe écoute s’élever une Voix grave

Dans le Jardin. Puis les deux autres, en écho

Ou en réponse? Une voix d’homme, une plus douce

Et plus aiguë : seules soudain, vides, perdues…

Tout amour se rejoue la scène originelle

La Voix grondeuse qui S’éloigne, devient nuit

L’homme et la femme tout à coup qui se font face

Eux qui l’instant d’avant étaient Un. Cependant

Ces Trois demeurent Un à jamais dans le germe

Si loin de Soi qu’il se multiplie à jamais

Et chaque couple est le premier devant la Porte

A écouter vibrer le bronze, à s’entêter

A deviner de quel côté est l’unité.

Les mains du Père et de la Mère sont croisées

Sur le ventre de celle-ci et sur le dôme

Des ténèbres. Et leur silence est le suspens

D’un oiseau dont ces mains seraient l’ombre. La terre

Reçoit leur bénédiction avec l’enfant

Qui loue et chante dès le sein avant de naître,

Un chant muet, bruissant d’arbres et de vent

Le germe voit. Ces deux figures génitrices

Marquant en lui les opposés de l’horizon

Présideront à sa journée comme elles régnent

Sur la très longue nuit qui l’aura précédée.

La nuit des temps! Car s’y rêvant à l’origine

Issu des deux premiers parents universels

Le germe entend la Voix sans fond qui les appelle

D’un lieu que sa conception lui a scellé.

Vers cette Voix va sa louange. Elle est peut-être

Cette Voix même avant qu’homme et femme ne soient,

Cette Voix même qui créera l’homme et la femme

Et les autres vivants, et les mondes, l’écho

De son Silence antérieur dans ces espaces

Qu’emplit le germe de son lent mûrissement.

Son chemin de la Mère au Père est le parcours Qu’à peine ils l’ont conçu le destin lui dessine Et qu’il suivra sans rien en voir, comme au hasard Ou se sera tracé étape par étape. Toute sa vie ces deux figures borneront

Le Sens qu’en le vivant il oubliera peut-être Ou tentera de leur ravir obstinément Pour aller où la Voix Se tait, où rien n’existe Dans la Voix seule qui de Soi-même S’emplit S’unissant éternellement à son Silence Qui absorbe pour le régir tout ce qui vit. Cette conception de tout autre nature S’opère lorsque enfin l’être en soi réunit Ses deux pôles qui pour l’engendrer se joignirent Puis, à jamais? se divisèrent d’avec lui. Toute sa vie la nostalgie de l’antre humide Et l’Ombre mâle interdisant le Paradis Le hanteront à ses extrêmes sans qu’il sache S’ils sont tels ou si l’Un par eux Se leurre en lui. Mais qu’il s’arrache à l’accident de sa naissance Et le voici non né d’une femme, devant La porte ouverte entre les deux cariatides Dont les projections confluent vers le profond Foyer, abîme, où Deux et Un s’anéantissent Extasiés dans une même vision.

8

Le Grand Œuvre c’est le zénith de la journée Tombant d’aplomb sur le couple hiératique La courbe unique d’une double destinée Celle du germe dans son jumeau l’Œuf cosmique

L’homme et la femme assis face à l’éternité Ont ce même regard qui ne cille et qui brille Plus loin que l’horizon visible, dilaté Vers l’au-delà et qui sur les temps s’écarquille

Pour saisir en un seul Commencement sans fin Tout l’immuable qui se succède et scintille La mer en est l’iris violet dont ce point Attentif à travers la femme est la pupille

9

Dès que l’enfant commence à saillir de la mère Il crie. Sa tête entre les cuisses écartées Sort du sexe telle une bulle qui se gonfle Du hurlement des grandes lèvres car le cri Avant de l’être de l’enfant l’est de la mère Qui expulse bâillon de chair son propre fruit.

Jamais ne sera oublié ce double cri Ni par la mère ni par l’enfant qui grandit Ni par l’adulte si distant de son enfance Qu’il se sent comme si jamais il n’était né. Pourtant le cri demeure enfoncé dans leur gorge Par le mutisme d’un langage invétéré. La raison d’être des paroles serait-elle D’empêcher que le cri n’affleure de si loin Comme la tête aux grandes lèvres de la mère, Que l’adulte en chien de fusil ne tente en vain De rester ce fœtus qu’il fut avant de naître De freiner la rupture atroce qu’il faut bien Un jour en toute conscience mourir, vivre Sans quoi l’être obstrué de soi jamais n’advient ?

Ah, chute! Mère énorme aux seins d’orage! Vulve De la nuée parturiente trouée d’or! L’enfant, la tête en bas, tombe : Quelqu’un l’expulse D’aplomb, les jambes en compas sur l’univers.

Entre cet Être et son produit, la démesure

Est dans l’inhabitable acuité du cri

Se transperçant pour que là-haut la déchirure

Reste béante sur le Retour interdit.

Mais naître, hélas ! a bien eu lieu. Le cri posthume

Par saccades désespérées hâte sa fin

L’haleine s’apprivoise à l’air, la meurtrissure

De la chair bleue à vif contre la terre dure

Se calme quand le corps langé est relevé

De sa chute hors de la Mère par la mère :

Mais qui relèvera cette âme nouveau-née?

L’âme, c’est le regard du Père. Il est auguste Et doux. Comme le centre infiniment distant. II fixe à l’être un horizon vers le dedans Plus loin que la dernière étoile : sa prunelle. Ainsi l’être dès sa naissance est mis debout En face de ses propres yeux qui l’interrogent. Marcher dans ce regard vers ce même regard Est un très long pèlerinage qui commence Bien avant que l’âme en chemin en sache rien.

Tout éloignée qu’elle est d’elle-même, cette âme S’ouvre son Vide devant soi pour la guider Se fiant à Lui seul afin que ne l’entrave Rien de ce qui toute la vie va l’entraver, Ni surtout ce néant qui la happe en arrière Vers l’abîme aux humeurs béantes qu’est la Mère Sur laquelle le Père insondable est fondé.

Leurs deux figures verticales mais inverses Cest l’Un siégeant à son nadir et son zénith. Il y préside au Grand Retour et au Passage

A ce vertige viscéral de l’en deçà

Qui ravale à peine vécue la vie précaire,

A cet arrachement en tourbillon vers Soi

De qui se voit soudain dans le regard du Père.

Père ou Mère : lequel choisir? auquel mourir?

L’être est né d’eux pour ne jamais les réunir :

Mais le couple formant cet être dès le germe

N’est point celui qui l’engendrant se désunit.

Une est la route vers la Mère et vers le Père,

Passant la mort sans que la vie y perde pied.

Sur l’autre rive ils se contemplent : l’eau du fleuve

Est l’image éblouie de leur regard aimant.

C’est l’âme du vivant au long de ses deux rives

Qu’elle sépare à peine et pour si peu de temps.

10

Avec chaque enfantement Le monde commence. L’Un ne cesse d’être l’Un De naissance en naissance. Un entre des milliards De seuls, de semblables Qui se suffisent si peu Qu’il lui faut être innombrable.

Aimer c’est ne voir que l’Un En tous ces autres sans nombre Dont les regards sont autant D’aveux qu’ils ne sont rien qu’eux Autant d’échos de ce creux Où L’Un Se conçoit Lui-même En forme d’homme éternel Inscrit dans nos moi mortels.

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