joie d’être soi,

 

JOIE,

 

À quelles sources certains ont bu ?
Auprès d’un feu est-elle née ?
Sous l’apparence d’un nouveau-né ?
Ou d’anciens dieux, l’a-t-on connu ?

Rien ne résiste à la fatigue,
Il faut dormir, manger, survivre
En rassasiant le corps de vivres,
Juste un plaisir et une intrigue,

Pourquoi naissent en nous les passions
Tant de rencontres et de traîtrises,
Comment en faire la maîtrise ?
Attendre l’illumination ?

Souvent on parle d’élixirs,
De grands travaux cachés de tous,
Est-ce pareil pour la plus douce
Des sensations que l’on désire ?

Passablement dans un frisson,
Dans l’harmonie du lieu, du temps,
Pression subtile, ductible* instant,
Moment reçut à l’unisson,

D’impénétrables secrets en nous
Ouvrent la porte, si un visage
Quand il s’approche, c’est son passage
Qui est la clef, comprenons-nous ?

Mais puisque aucune de nos actions
Ne garantit sa découverte,
Si cette porte ne reste ouverte
Nous prolongeons, l’acceptation,

Souvent plongé dans cette attente
Se décomposent le mouvement
Puis devient stable événement,
Plus rien ne bouge et rien ne tente,

Et la raison pour une fois
Entend le chant de son silence
Aucun effort, pas de distance,
Où est l’amour, là est la joie !

 

* ductible : rare variation de ductile : par exemple de l’or que l’on peut étirer à la chaleur sans le rompre.

 

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