survie, survient ?

La survie,

si lente pour le clochard qu’elle dure la vie entière,
si rapide au motard, garrottant son artère,
intelligente trouvaille, digne de Mcgayvers,
volontaire bataille, contre tous les cancers,

petits gestes fugaces pour l’esprit suicidaire,
grande éloquence donnée au procès sanguinaire,
oubliée, au cachot d’une tour millénaire,
publiée, tous les jours par la faim et la guerre,

dans l’aboiement des chiens qu’euthanasie vient taire,
dans les plaintes d’abattoirs comme jadis aux sanctuaires,
en ces terres, eaux et airs, que vos chimies polluèrent,
en ces cerveaux binaires de conscience éphémère,

impossible espérance dans «ces camps sanitaires»*
en possibles dictatures d’instances militaires,
cible, de tout vivant visée, en solitaire
si la vie est pérenne, la survie est précaire…

 

*camps sanitaires, rappelant les camps nazis ou plus récemment des camps de réfugiés…

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