vieillesse pour noblesse,

 

Vieillesse, 

conduite par le bras, si tes yeux sont éteints,
à peine reconnais-tu la voix de tes enfants
on te couve, surveillée et même on te défend,
ta force n’est plus qu’un pont, vers un nouveau matin,

on s’amuse de toi comme d’un disque rayé,
c’est vrai les souvenirs tournent sans avenir
lorsque des jours comptés tu voudrais voir finir
cette longue tentative de gestes enrayées,

si encore il arrive un éclat de printemps
dans ta main réchauffée d’un rayon de soleil,
c’est la fleur recueillie murmurant ce conseil :
« révèle ta beauté, la vie ne dure qu’un temps, »

alors quand le sourire de ton visage ne laisse
plus aucun doute sur l’heure de ta future absence,
c’est la preuve vivante de l’infinie présence,
de l’amour spirituel, visible en toi, vieillesse…

 

 

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zeugma Maître Poète

Par zeugma

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vie sans profit

ville servile,