Au vocatie

Quelle attitude, s’imposer !
Tu t’interroges.
Combien sont-ils, ces vieux toi-mêmes sous ta peau ?
Es-tu sept cents ?
Tu te renvoies, tu te limoges,
Tu cherches l’unité, toi qui es le troupeau

Des humaines brebis : l’une a pris ton aisselle.
L’autre tes yeux.
Tu te divises.
Des neutrons
Discutent l’univers dans tes genoux rebelles.
Ta nuque est inutile et tu n’as plus de front.

Si tu n’étais que le fémur de la tempête.
Ou ce refuge pour bacilles égarés ?
Le néant musical à son tour t’interprète.
L’onde, c’est toi ; l’atome peut t’incarcérer.

L’infiniment petit par toi devient obèse.
Ton corps est pour l’année-lumière un faux tamis.
Le microscope a mauvais goût s’il te soupèse.
Tu es ton parasite et ton propre ennemi.

Comptes à rendre à la matière !
Mille excuses
Pour ton chaos natal !
Tu voulais l’illustrer.
Lui donner un visage. Ô naïf, tu t’abuses À comprendre pourquoi tu vis contre ton gré.

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments