La lettre

Chère épave d’amour ! Se peut-il qu’on oublie !
Oh ! ne laissez jamais le doux être adoré,
Pleurant et souriant, dire : « Je reviendrai. »
Ceux-là qui s’étaient joints, l’absence les délie.

Petite lettre écrite avec mélancolie
Un jour qu’elle était lasse et qu’elle avait pleuré !
Avril a ces tons frais de matin diapré :
Une ombre de tristesse, un rayon de folie.

Petite lettre, frêle et mignonne, qui mens,
Merci : tu m’as rendu les caprices charmants
Qu’avait sa voix de blonde et de Parisienne.

Je ferme le papier que le temps a jauni
Comme on laisse à regret, lorsque l’air est fini,
Un feuillet retrouvé de musique ancienne.

Voter pour ce poème!

Albert Mérat Apprenti Poète

Par Albert Mérat

Albert Mérat, né le 23 mars 1840 à Troyes et mort le 16 janvier 1909 en son domicile dans le 14 arrondissement de Paris, est un poète français.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Vos mots sont la mélodie de notre poésie. Faites résonner votre voix.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Frontispice

Les collines