Ô coeur léger, ô courage mal seur

Ô coeur léger, ô courage mal seur,
Penses tu plus que souffrir je te puisse ?
Ô bonté creuze, ô couverte malice,
Traitre beauté, venimeuse doulceur !

Tu estois donc tousjours seur de ta soeur ?
Et moy, trop simple, il falloit que j’en fisse
L’essay sur moy, et que tard j’entendisse
Ton parler double et tes chantz de chasseur ?

Despuis le jour que j’ay prins à t’aymer,
J’eusse vaincu les vagues de la mer :
Qu’est ce meshuy que je pourrois attendre ?

Comment de toy pourrois j’estre content ?
Qui apprendra ton coeur d’estre constant,
Puis que le mien ne le luy peut apprendre ?

Vingt neuf sonnetz

Voter pour ce poème!

Etienne De La Boetie Apprenti Poète

Par Etienne De La Boetie

Étienne de La Boétie est un écrivain humaniste et un poète français, né le 1ᵉʳ novembre 1530 à Sarlat et mort le 18 août 1563 à Germignan, dans la commune du Taillan-Médoc, près de Bordeaux. La Boétie est célèbre pour son Discours de la servitude volontaire.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Vos mots ont le pouvoir de réveiller l'esprit, tel un élixir de Voltaire. Osez commenter.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Le cœur tremblant, la joue en feu

L’habitude