Cil et Celle

Cil qui daube le tendron

Ou qui flûte au bord de l’Oise.

Cil qui poigne le giron.

Ou qui tâte la framboise.
Cil. flapi dans sa venelle.

Qui bugle de vieux ragots.

Cil. fringant, qui brusque celle

Aux mircttes de moinelle.
Celle au petit vent levant.

Celle aux joues de jouvencelle.

Cil gros-Jean comme devant :

Celle et cil et cil et celle.
Cil. écœuré par l’abîme.

Qui suppute l’Orion.

Cil de foi et cil de frime.

Nourrissons ou moribonds :
Lustucrus. gaupes. croûtons.

Chevaucheurs de chimérics.

Mistouflards. brimborions

Et gens de toutes frairies.
Cil qui sème son persil

Au fond de l’angoisse et celle

Qui peigne d’un grain de mil

Ses cheveux de vermicelle.
Tant de celles, tant de cils

Qui fourbissent, qui plaidoient.
Chercheurs d’or, friseurs de cils

Et parfumeurs de mcrdoie.
Ou beaux caresseurs d’étoiles

Ou cajoleurs de mitous

Et baboins de toutes toiles.

Filous, grigous, tourlourous :
Tout se love et tout verdoie !

C’est le monde qui poudroie

Et nous vire ses printemps.

Salut, monde et suc et joies
Et tâchons d’en faire autant.

Norge

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments