La réalité des pierres

Je ne connais du monde que la réalité des pierres pour les avoir reçues à toute volée sur la face. Je ne les ai pas rejetées après qu’elles retombèrent à mes pieds avec un bruit sans écho. Mais je les garde avec la terre qui leur servir d’empreinte. Je les garde comme une gangue arrachée après une lutte sans merci. Elles contiennent je le sais ma seule et véritable puissance. A travers leur opacité sanglante. le monde me fut révélé, et je n’aurais jamais reçu le don sans leur arête sur ma chair.
A travers leur opacité, je sais que le monde est présent: arbres, routes chemins, masure où je suis né dans une ville laide s’il en fut au monde, flaques d’eau boueuses et glaciales qui ont le pouvoir des larmes, et catafalque de l’énormité, catafalque de la vie et de la terreur ces buildings de la capitale du monde traversés de labyrinthes où j’ai si longtemps souffert.

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