D’après un Jacquemain

C’était un grand bois calme aux troncs baignés d’azur.
Une tête d’angoisse aux yeux d’illuminée
Flambants et bleus, pensive et de pleurs ravinée,
S’y dressait, fleur de songe, au fond du clairobscur.

Tête de sainte errante ou de suppliciée …
Une énorme couronne au bois piquant et dur,
La couronne du Christ étreignait ce front pur
Et doux, striait de sang la face extasiée.

Et tandis que les yeux allumés de ferveur
Défaillaient et brûlaient, à la fois fous et vides,
Entre ses pauvres mains de bleus chardons rigides

S’écrasaient sur sa robe à la place du coeur.
Oh ! ces yeux suppliants, enivrés et livides,
De femme au front saignant d’épines, ô Douleur !

L’ombre ardente

Voter pour ce poème!

Avatar Apprenti Poète

Par Jean Lorrain

Poemes Jean Lorrain - Découvrez les œuvres poétiques de Jean Lorrain

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Chaque commentaire est un voyage dans notre univers. Partez à l'aventure avec nous.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Une beauté de quinze ans enfantine

Carthame chatoyant, cinabre