A

Lequel des deux est l’origine l’Abîme ou bien la lettre A

Lequel l’écho lequel l’espace ou l’un à l’autre leur écho

Deux gouffres ronds font une sphère étanche sans dehors sans bords

A l’emplit toute d’un éclat que nulle part n’émet de voix

Est-il le râle de l’haleine dure à naître du Vide en Soi

Ou bien le souffle d’agonie d’un Age que le Vide aspire

Ou bien les deux qui n’en font qu’un mourant naissant au même instant

Entre les deux moitiés duquel surgit un monde puis s’efface

Les yeux fermés est-il Quelqu’un qui Se perçoive dans ce A Ou qui commence de très loin à Se rêver comme parfois Un dormeur s’entendant gémir croit qu’un Autre augurai lui parle Et tout son rêve se déploie pour rejoindre cet Autre-là

Que d’univers se sont déjà déployés entre ici et là Dans chacune de ses parties chacun étant aux deux extrêmes Car ce A du commencement n’est que la fin d’un Oméga A privatif étrangement qui engloutit parce qu’il fonde

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