A ma fille

Ô toi dont la pénible enfance
S’écoule au milieu des douleurs,
Toi, dont la fragile existence
M’a déjà coûté tant de pleurs ;
Ô ! De ta mère,
Fille trop chère,
Le ciel enfin comble les vœux,
Et de ta vie,
Las ! Tant chérie,
Il daigne resserrer les nœuds.

Déjà de ta bouche enfantine
S’échappent mille traits charmants,
Que mon cœur saisit et devine
Dans les plus doux ravissements ;
Mais sans culture,
De la nature
Tu perdrais les dons généreux,
Si ma tendresse,
Veillant sans cesse,
N’en cultivait le germe heureux.

Je verrai sans inquiétude
Venir la saison des erreurs.
Ma constante sollicitude
Saura se cacher sous les fleurs.
Avec adresse
Douce sagesse
Te conduira vers le bonheur,
Et ma tendresse,
Veillant sans cesse,
Servira d’égide à ton cœur.

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