patrie, c’est pas triste !

Patrie,

au-delà du concept, pas encore un projet
rassemblant de l’inepte pour sa forme aboutie,
l’amas de lois comblant et comblé d’aboulie
d’oppositions tenaces, entre accueils et rejets,

sur la carte un espace historique de menaces
suggère un peu trop vite une stabilité,
quand on regarde on voit cette débilité :
la frontière monstrueuse, accouchée de la race,

pas étonnant alors de nourrir ce molosse
par la chaire et le sang des filles et des garçons
la guerre et le mariage d’amour ou de raison,
finissent tout pareil en sacrifiant les « gosses »,

et la fausse unité, liberté et fratrie,
et l’hymne nationale au cloaque des stades
refoulent à elles seules le relent acre et fade,
du corps séculaire, de notre mère patrie…

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