Couleurs du monde

I

 

Fleur sèche et collée sur la vallée

L’allégresse à côté du pardon

Et tous deux étrangers à nos yeux

Il me semblait voir diminuer la beauté

Tel paysage est maison forte

Et le miracle est habité

Le vent respire

Un jonc écrit

Ce vieux cri mon espoir cesse enfin de s’étirer :

Un vrai carré de liberté !

Je suis là

Dieu regarde

Le papillon est jaune et l’hiver transparent

Et qu’il y faille regarder tant les êtres et les choses

Si ainsi se déplacent les monts

Sur leurs cordes de ciels verts et d’orages ordinaires

 

II

 

Merveille comme une larme qui s’isole

Sur une lame de l’hiver

Le beau geste de pleurer réinventé

La couleur devenue plus amère

Avec ce bleu qui se décharne

Mais comment se tenir sur le fil

Où le ciel baisera la montagne ?

Ce jour ne pleure pas

Le vent brille

La chose est sans contour

Un grand cyprès roussit

Pour que la mort ne soit pas dite absente

Mais les armures sont invisibles

Comme le jour dans le jour

Et le gibier qui court dans la musique

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