Pardonne, ô saint Prophete à ma temerité…

Pardonne, ô saint Prophete, à ma temerité,
Tout autrement que toy j’interprète le songe
Du Roy de Babylon. Tu dis la vérité :
Et ce que je diray ne sera point mensonge.

Ce songe matineux dont le soucy te ronge,
O Monarque jaloux de ton authorité
Ne peut trouver lumiere en son obscurité
Qu’au bois, qui dans le sang de mon Sauveur se plonge.

Comme le tien, cet arbre au bleu du Firmament
S’esleve du milieu de ce bas Element,
L’un et l’autre foisonne en fruit, comme en fueillage.

A leurs pieds sous leur ombre ont leurs plus doux hameaux
Les hostes de Cybele : et le peuple volage
Qui sillonne les airs, niche dans leurs rameaux.

Théorèmes

Voter pour ce poème!

Avatar Apprenti Poète

Par Jean De La Ceppède

Jean de La Ceppède, seigneur des Aygalades, né en 1548 ou 1550 et mort à Avignon le 21 juillet 1623, originaire de Marseille, est un poète et magistrat français.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Les poèmes sont des voyages. Embarquez avec nous, comme Jules Verne, et écrivez votre aventure.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Piétons

Au bord du quai