Mon bien-aimé s’en fut chercher l’amour…

Mon bien-aimé s’en fut chercher l’amour

Dès le matin parmi les fleurs écloses.

Pour le trouver il effeuillait les roses

Couleur du soir, de l’aurore et du jour.

Mon bien-aimé n’a pas trouvé l’amour.
Je l’attendais, pâle et grise lavande,

Et tout mon cœur embaumait son chemin.

Il a passé… j’ai parfumé sa main,

Mais il n’a pas vu mes yeux pleins d’offrande.
Mon bien-aimé s’en fut chercher l’amour

Au verger mûr quand midi l’ensoleille.

Pour le trouver il goûtait la groseille,

La pomme d’or, la pêche, tour à tour…

Mon bien-aimé n’a pas trouvé l’amour.
Je l’attendais, fraise humble à ses pieds toute,

Et mon sang mûr embaumait son chemin.

Hélas ! mon sang n’a pas taché sa main.

Il a marché sur moi, suivant sa route.
Vent du ciel ! Vent du ciel ! éparpille mon cœur !

Je n’en ai plus besoin. Ô brise familière,

Perds-le ! Dessèche en moi ma source, éteins ma fleur,

Ô vent, et dans la mer va jeter ma poussière !

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