A l’heure où dans la chaleur les moines nus descendent de l’himalaya

Très fort pendant les moustiques montés des volutes chargées à mitraille des maremmes joli cœur de la brutalité à la patte moricaude des bouges de sangliers

Très fort pendant les grands fleuves qui à la vermine débranchent leurs cuisses très immondes lèvres bleues giclant un rire cru de vagin

Très fort pendant la face molle des pollens s’écrasant dans la conspiration du vent et les cheminées qui fument sous le tunnel des épaules des fauves en escarboucles d’yeux plus tendres que leur alentour de graminées

Très fort monstre contre monstre

le tien dont le corps est une statue de suc de bois rouge

dont le crachat est un pissat de fofa

le mien dont la sueur est un jet de bile de caïman

que je les sorte enfin comme une nuit pluvieuse de cris d’alouates de ma poitrine si tendre de fausse oronge

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments