Faveur des alizés (prose pour le soleil)

Il ne suffit pas.
Il lui arrive perdant la tête de n’être qu’un crabe morbide, s’étudiant à son aise dans le hennissement sourd de ses rayons.
Dans ce cas c’est le vent qui l’anime, le vent, et qui l’empêche de se complaire dans la lourdeur des peuples.

Des fleurs, je dirai qu’elles se concentrent sur ce que personne ne soupçonne être leur parfum.
C’est le piège.
Le soleil, pèse, pose.

Le vent le décompose, le déconcerte, liberté.

Voter pour ce poème!

Aimé Césaire Apprenti Poète

Par Aimé Césaire

Aimé Césaire, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France, est un écrivain et homme politique français, à la fois poète, dramaturge, essayiste, et biographe.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Dans le monde de la poésie, chaque mot compte. Votre voix a sa place ici.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Muse, conseil ; lequel il me faut prendre

La lune offensée