A un poète ignorant

Qu’on mène aux champs ce coquardeau,
Lequel gâte (quand il compose)
Raison, mesure, texte et glose,
Soit en ballade ou en rondeau.

Il n’a cervelle ne cerveau.
C’est pourquoi si haut crier j’ose :
‘ Qu’on mène aux champs ce coquardeau. ‘

S’il veut rien faire de nouveau,
Qu’il oeuvre hardiment en prose
(J’entends s’il en sait quelque chose) :
Car en rime ce n’est qu’un veau,
Qu’on mène aux champs.

L’Adolescence clémentine

Voter pour ce poème!

Clément Marot Apprenti Poète

Par Clément Marot

Clément Marot, né à Cahors en 1496 et mort le 12 septembre 1544 à Turin, est un poète français. Bien que marqué par l'héritage médiéval, Clément Marot est un des premiers poètes français modernes. Précurseur de la Pléiade, il est le poète officiel de la cour de François Iᵉʳ.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Laissez vos mots danser comme Verlaine, et notre forum deviendra une symphonie poétique.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

L’Aube romantique

Lettre à Berthel