L’infâme adultère

Regards furtifs aux lueurs incandescentes
Caractère fautif et allure indécente
Sourires entendus et palabres bues
Promesse du fruit si peu défendu

L’infâme adultère ne dit jamais non
A l’homme délétère qui ne dit pas son nom

Investissant sur le pêché capital
Le bénéfice de l’amour marital
Spéculant sur les courbes boursières
Telle une chatte en mal de litière

Voluptueuse et enivrante imminence
Du jour promis à la jouissance
Expédiant le dîner qui précède
Au profit de l’idée qui l’obsède

L’infâme adultère ne dit jamais non
A l’homme délétère qui ne dit pas son nom

S’abandonnant sous des postures orpheline
Aux bons auspices de la gent masculine
Dans l’espoir qu’un monde meilleur
Illuminera son immonde laideur

A la liberté trop vite rendue
Par un amant dont la trace est perdue
Poursuivant sans répit son insatiable quête
A l’affut patiemment comme le ferait une bête

L’infâme adultère ne dit jamais non
A l’homme délétère qui ne dit pas son nom

Elie Ayache

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