Croquis de cloître (II)

Sonnet.

A pleine voix – midi s’exaltant au dehors
Et les champs reposant – les nones sont chantées,
Dans un balancement de phrases répétées
Et hantantes, comme un rappel de grands remords.

Et peu à peu les chants prennent de tels essors,
Les antiennes sont sur de tels vols portées
A travers l’ouragan des notes exaltées,
Que tremblent les vitraux, au fond des corridors.

Le jour tombe en draps clairs et blancs par les fenêtres ;
On dirait voir pendus de grands manteaux de prêtres
A des clous de soleil. Mais soudain, lentement,

Les moines dans le choeur taisent leurs mélodies
Et, pendant le repos entre deux psalmodies,
Il vient de la campagne un lointain meuglement.

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