Les ombres

Tu es là

en face de moi

dans la lumière de l’amour

Et moi

je suis là

en face de toi

avec la musique du bonheur

Mais ton ombre

sur le mur

guette tous les instants

de mes jours

et mon ombre à moi

fait de même

épiant ta liberté

Et pourtant je t’aime

et tu m’aimes

comme on aime le jour et la vie ou l’été

Mais comme les heures qui se suivent

et ne sonnent jamais ensemble

nos deux ombres se poursuivent

comme deux chiens de la même portée

détachés de la même chaîne

mais hostiles tous deux à l’amour

uniquement fidèles à leur maître

à leur maîtresse

et qui attendent patiemment

mais tremblants de détresse

la séparation des amants

qui attendent

que notre vie s’achève

et notre amour

et que nos os leur soient jetés

pour s’en saisir

et les cacher et les enfouir

et s’enfouir en même temps

sous les cendres du désir

dans les débris du temps.

Voter pour ce poème!

Laisser un commentaire

S’il l’avait su

Chanson de grand-père