À propos d’un centenaire de Calderon

A José Maria de Heredia

Ce poète terrible et divinement doux,
Plus large que Corneille et plus haut que Shakespeare,
Grand comme Eschyle avec ce souffle qui l’inspire,
Ce Calderon mystique et mythique est à nous.

Oui, cette gloire est nôtre et nous voici jaloux
De le dire bien haut à ce siècle en délire :
Calderon, catholique avant tout, noble lyre
Et saints accents, et bon catholique avant tous,

Salut ! Et qu’est ce bruit fâcheux d’académies,
De concours, de discours, autour de ce grand mort
En éveil parmi tant de choses endormies ?

Laissez rêver, laissez penser son Œuvre fort
Qui plane, loin d’un siècle impie et ridicule,
Au-dessus, au delà des colonnes d’Hercule !

Voter pour ce poème!

Paul Verlaine Apprenti Poète

Par Paul Verlaine

Paul Verlaine est un écrivain et poète français du XIXᵉ siècle, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896. Il s'essaie à la poésie et publie son premier recueil, Poèmes saturniens en 1866, à 22 ans.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Laissez la muse vous guider, comme elle l'a fait pour Lamartine. Commentez et émerveillez-nous.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Sur un reliquaire

Chanson d’automne