La Nuit d’été

Aux rosiers remontants ta robe déchirée

Accroche des lambeaux, les vapeurs du matin.

Tu mêles en marchant les lilas et le thym

Aux fleurs d’autres saisons et d’une autre contrée.
Tu te diriges vers le bois, là où l’orée

Ouvre un chemin retentissant de cris lointains.

Le feu de la Saint-Jean dans le vallon s’éteint.

La nuit, la courte nuit, déjà s’est égarée.
Jeune fille aux beaux seins, au regard sans lumière,

J’ai déjà vu tes sœurs. Tu n’es pas la première

À te perdre en courant les jardins et les champs.
Quand, à travers la haie, tu te fis un passage

La ronce t’a griffé la cuisse et le visage

Et le ciel a pâli au bruit de nouveaux chants.

Voter pour ce poème!

0 Points
J'aime

Laisser un avis, une critique ou analyse

T'as quelque chose à dire, une réaction ? Ce poème t'a-t-il touché ? C'est ici.

Captcha loading...

Fès

Niobé, tes enfants jadis furent heureux