Vie d’ébène

Un calme effrayant marquera ce jour

Et l’ombre des réverbères et des avertisseurs fatiguera la lumière

Tout se taira les plus silencieux et les plus bavards

Enfin mourront les nourrissons braillards

Les remorqueurs les locomotives le vent

Glisser en silence

On entendra la grande voix qui venant de loin passera sur la ville

On l’attendra longtemps

Puis vers le soleil de milord

Quand la poussière les pierres et l’absence de larmes composent

sur les grandes places désertes la robe du soleil

Enfin on entendra venir la voix

Elle grondera longtemps aux portes

Elle passera sur la ville arrachant les drapeaux et brisant les vitres

On l’entendra

Quel silence avant elle mais plus grand encore le silence

qu’elle ne troublera pas mais qu’elle accusera du délit de mort prochaine

qu’elle flétrira qu’elle dénoncera

Ô jour de malheurs et de joies

Le jour le jour prochain où la voix passera sur la ville.

Une mouette fantomatique m’a dit qu’elle m’aimait autant que je l’aime

Que ce grand silence terrible était mon amour

Que le vent qui portait la voix était la grande révolte du monde

Et que la voix me serait favorable.

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Chanson pour vous

Ecrit sur l’album de Mme N. de V.