Les Affres de l’Amour

Parfois dans votre esprit, où cent rêves diffus

Peuplent de visions la pensée alourdie,

Comme dans la nuit noire un éclair d’incendie

Vous voyez l’idéal à travers ses refus.
Comme une aurore en feu perce les bois touffus,

Vous entendrez bientôt dans votre âme agrandie

Sortir une superbe et pure mélodie

De ce murmure vague et de ces bruits confus.
Évadés frémissants du ciel qui nous réclame,

Ne nous étonnons pas de tout ce que notre âme

A de tressaillements pour enfanter l’amour.
Il est un arbre épars dont la fleur solitaire

Met cent ans à fleurir et ne dure qu’un jour :

Elle éclate en s’ouvrant comme un coup de tonnerre.
Octobre 1847.

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Théodore de Banville Apprenti Poète

Par Théodore de Banville

Etienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris, est un poète, dramaturge et critique français. Célèbre pour les « Odes funambulesques » et « les Exilés », il est surnommé « le poète du bonheur ».

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