Maria Garcia

Ses yeux charmants sont clos dans un calme sommeil.

Naguère, hélas! riant au gai zéphyr, qui touche

Une tresse et frémit sur le bord de la couche,

Ses dents de lys avaient comme un reflet vermeil.
Lorsque le vers ailé, gracieux et pareil

A quelque chant d’oiseau, murmurait sur sa bouche,

Sa lèvre rougissait, délicate et farouche,

Comme un beau fruit sanglant baisé par le soleil.
Oh! son col héroïque à la ligne si pure!

Oh! comme ses sourcils fiers et sa chevelure

Débordante allaient bien à sa chaude pâleur!
Elle brillait ainsi, folle, timide, heureuse,

Et dans ses yeux charmés par l’espérance en fleur,

Comme en un lac dormant flottait l’ombre amoureuse.

Août 1864.

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Théodore de Banville Apprenti Poète

Par Théodore de Banville

Etienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris, est un poète, dramaturge et critique français. Célèbre pour les « Odes funambulesques » et « les Exilés », il est surnommé « le poète du bonheur ».

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