Soleils couchants (III)

III.

Plus loin ! allons plus loin ! — Aux feux du couchant sombre,
J’aime à voir dans les champs croître et marcher mon ombre.
Et puis, la ville est là ! je l’entends, je la vois.
Pour que j’écoute en paix ce que dit ma pensée,
Ce Paris, à la voix cassée,
Bourdonne encor trop près de moi.

Je veux fuir assez loin pour qu’un buisson me cache
Ce brouillard, que son front porte comme un panache,
Ce nuage éternel sur ses tours arrêté ;
Pour que du moucheron, qui bruit et qui passe,
L’humble et grêle murmure efface
La grande voix de la cité !

Août 1828.

Voter pour ce poème!

Victor Hugo Apprenti Poète

Par Victor Hugo

Victor Hugo est un poète, dramaturge, prosateur et dessinateur romantique français, né à Besançon le 26 février 1802 et mort le 22 mai 1885 à Paris. Il est considéré comme l’un des plus importants écrivains de langue française.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Rejoignez notre cercle de poètes, où chaque mot compte, comme dans les vers de Mallarmé.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Ô Hyménée

Les Tronçons du serpent