Soleil serpent

Soleil serpent œil fascinant mon oeil

et la mer pouilleuse d’îles craquant aux doigts des roses

lance-flammes et mon corps intact de foudroyé

l’eau exhausse les carcasses de lumière perdues dans le

couloir sans pompe des tourbillons de glaçons auréolent le cœur fumant des

corbeaux nos cœurs c’est la voix des foudres apprivoisées tournant sur leurs

gonds de lézarde

transmission d’anolis au

paysage de verres cassés c’est les

fleurs vampires à la relève des orchidées

élixir du feu central

feu juste feu manguier de nuit couvert d’abeilles

mon désir un hasard de tigres surpris aux soufres

mais l’éveil stanneux se dore des gisements

enfantins et mon corps de galet mangeant

poisson mangeant colombes et sommeils le

sucre du mot
Brésil au fond du marécage.

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments