Second essai du spirituel

Ce
Monde, comme on dit, est une cage à fous,
Où la guerre, la paix, l’amour, la haine, l’ire,
La liesse, l’ennui, le plaisir, le martyre
Se suivent tour à tour et se jouent de nous.

Ce
Monde est un théâtre où nous nous jouons tous

Sous habits déguisés à malfaire et médire.

L’un commande en tyran, l’autre, humble, au joug

soupire;
L’un est bas, l’autre haut, l’un jugé, l’autre absous.

Qui s’éplore, qui vit, qui joue, qui se peine,
Qui surveille, qui dort, qui danse, qui se gêne
Voyant le riche soûl et le pauvre jeûnant.

Bref, ce n’est qu’une farce, ou simple comédie
Dont, la fin des joueurs la
Parque couronnant,
Change la catastrophe en triste tragédie.

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