Une belle lingère, au son de mes soupirs

Une belle lingère, au son de mes soupirs
Cruelle, allait taillant de linoupe une fraise.
Je mourais de désir, elle était à son aise
De m’ouïr soupirer et avaler mes cris.

Je lui disais ainsi : ‘ Lingère qui m’as pris,
Lingère qui me fais du sein une fournaise,
Éteins ce feu ardent belle, si tu l’apaise,
Je te promets, mon coeur, de mon amour le prix. ‘

Que dit le monde faux, lingère gracieuse,
Lingère toujours douce, et toujours amoureuse,
Lingère pitoyable ? ha ! je vois bien que non,

Ou je suis le premier que martyr tu fais être
D’Amour, élue ici la première du non,
En l’âge que tu es, pour ne l’oser permettre.

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