Newtone Expérience en concert

             A Henri-Claude et Robert Portal

 

Est-ce la palette du peintre qui pigmente les couleurs de vos notes ?         

Quel fantasque oiseau  fait ses trilles, caché dans la hanche de vos guitares ?

Ou cet un enfant qui rie comme fleur qui s’ouvre ?

Est-ce une Loire rebelle qui cascade, joyeuse et fière ?

Ou l’herbe et le vent qui jouent  avec les étoiles et les planètes.

 

Et dans nos têtes aussi, né de vos doigts, ce vent.

Méandres de nos rêves enchevêtrés

Dans un volubilis exubérant.

Orageuses ou douce légères,

Vos notes se posent dans nos arbres fous.

 

Soleil qui s’éclaire rien que pour nous.

Alchimie secrète de l’émerveillement.

Frissons, tous nos sens en éveils.

 

Pluic pluic, stalactite sur stalagmite,

Grottes, cathédrales, habitées de bruissements d’ailes.

Pureté du son qui se libère de toute pesanteur.

Boréales musiques sous une voûte kaléidoscope.

 

Enroulements suspendus, galaxies,

Labyrinthes de l’espace infini,

Tumultueuses ténèbres des profondeurs,

Fil d’Ariane des voies lactées.

 

C’est étrange, plus rien ne bouge.

Pourtant tout s’envole.

 

Ballet d’akènes mûrs en suspension dans l’air.

Gouttes de pluie dans la mare.

Reflets tremblés de l’onde.

Lune  rousse, lune blonde.

Notes rondes et pleines.

 

En un crépitement soyeux,

Un écho vert éclot d’on ne sais où,

De vos doigts peut-être.

Ils courent picotant les cordes pendant que d’autres,

Les mêmes, vous l’affirmez,

Rythment d’improbables accords.

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