En quel fleuve areneux jaunement s’écouloit

En quel fleuve areneux jaunement s’écouloit
L’or, qui blondist si bien les cheveux de ma dame ?
Et du brillant esclat de sa jumelle flamme,
Tout astre surpassant, quel haut ciel s’emperloit ?

Mais quelle riche mer le coral receloit
De cette belle levre, où mon desir s’affame ?
Mais en quel beau jardin, la rose qui donne ame
A ce teint vermeillet, au matin s’estaloit ?

Quel blanc rocher de Pare, en etofe marbrine
A tant bien montagné ceste plaine divine ?
Quel parfum de Sabée a produit son odeur ?

O trop heureux le fleuve, heureux ciel, mer heureuse,
Le jardin, le rocher, la Sabée odoreuse,
Qui nous ont enlustré le beau de son honneur !

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