Celui qui n’a point vu le printemps gracieux

Celui qui n’a point vu le printemps gracieux
Quand il étale au ciel sa richesse prisée,
Remplissant l’air d’odeurs, les herbes de rosée,
Les coeurs d’affections, et de larmes les yeux :

Celui qui n’a point vu par un temps furieux
La tourmente cesser et la mer apaisée,
Et qui ne sait quand l’âme est du corps divisée
Comme on peut réjouir de la clarté des cieux :

Qu’il s’arrête pour voir la céleste lumière
Des yeux de ma Déesse, une Vénus première.
Mais que disje ? ah ! mon Dieu qu’il ne s’arrête pas :

S’il s’arrête à la voir pour une saison neuve,
Un temps calme, une vie, il pourrait faire épreuve
De glaçons, de tempête, et de mille trépas.

Voter pour ce poème!

0 Points
J'aime

Laisser un avis, une critique ou analyse

T'as quelque chose à dire, une réaction ? Ce poème t'a-t-il touché ? C'est ici.

Captcha loading...

L’autre

L’étoile au coeur