Bien que les champs, les fleuves et les lieux

Bien que les champs, les fleuves et les lieux,
Les monts, les bois, que j’ai laissés derrière,
Me tiennent loin de ma douce guerrière,
Astre fatal d’où s’écoule mon mieux,

Quelque Démon par le congé des Cieux,
Qui présidait à mon ardeur première,
Conduit toujours d’une aile coutumière
Sa belle image au séjour de mes yeux.

Toutes les nuits, impatient de hâte,
Entre mes bras je rembrasse et retâte
Son vain portrait en cent formes trompeur.

Mais quand il voit que content je sommeille.
Moquant mes bras il s’enfuit, et m’éveille,
Seul en mon lit, plein de honte et de peur.

Premier livre des Amours

Voter pour ce poème!

Pierre de Ronsard Apprenti Poète

Par Pierre de Ronsard

Pierre de Ronsard, est un des poètes français les plus importants du XVIᵉ siècle. « Prince des poètes et poète des princes », Pierre de Ronsard est une figure majeure de la littérature poétique de la Renaissance.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Rejoignez-nous et laissez vos mots s'envoler comme des papillons, comme le faisait Desnos.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Le Savetier et le Financier

Petite perle cristalline