Mère

L’énorme corps de la mygale est indivis de sa portée Qui la gaine invisiblement sans l’alourdir d’aucun volume Ainsi le Soi ne fait-il qu’un avec les mondes qu’il Se crée Et qui demeurent transparents au rayon noir de son abîme

Si tu l’écrases elle éclate en mille gouttes d’ambre clair Qui se propagent en tous sens comme des astres centrifuges Tel explose et se fuit le Soi lorsque le choc originel A l’infini du non-retour le pousse en quête de Soi-même

Voici la Mère aux enfants nus dont la chair glisse sur sa chair Elle en est toute tapissée d’une membrane de caresses Voici le Soi naissant de Soi en d’innombrables univers Dont aucun n’en sera sorti bien qu’ils se multiplient sans cesse

A la limite sans limite où loin de s’épuiser jamais L’amour s’accroît d’être aspiré par le néant qu’il creuse et comble Le Soi ressent l’onde de choc où lui revient de son néant Tout un cycle scellé sur Soi matrice vierge avant les mondes

Voter pour ce poème!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

La fête chez Toto

La rue de buci maintenant…