La Nymphe Alceste

Tu es née, à minuit, du baiser de deux sources,

Alceste, et l’univers ne t’offre que reflets,

Lueurs, lampe allumée au lointain, feux follets

Et dans le ciel les sept flambeaux de la Grande Ourse.
Il fait noir et, partant au signal de la course,

Tu ne soupçonnes pas que la nuit se soumet

Et se dissout quand le soleil, sur les sommets,

Par le chant des oiseaux répand l’or de sa bourse.
Je sais que reviendront l’aurore et le matin.

Je les ai vus, tu les verras, j’en suis certain.

Déjà mon cœur se gonfle au rythme de leur danse.
Mais saurai-je à ta sœur qui doit naître en plein jour,

Nymphe Alceste, annoncer, dès midi, le retour

Du crépuscule, de la nuit et du silence.

Voter pour ce poème!

Robert Desnos Apprenti Poète

Par Robert Desnos

Robert Desnos est un poète français, né le 4 juillet 1900 à Paris et mort du typhus le 8 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie à peine libéré du joug de l’Allemagne nazie.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Laissez la muse vous guider, comme elle l'a fait pour Lamartine. Commentez et émerveillez-nous.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

De quelque autre sujet que j’écrive, Jodelle

Les leçons du miroir