Sentir d’un feu brûlant l’extrême violence

Sentir d’un feu brûlant l’extrême violence
Sans qu’une mer de pleurs le puisse modérer,
Plus on souffre de mal pouvoir moins soupirer,
Et celer dans le coeur ce qui plus vous offense.

Mourir près d’un sujet, languir en son absence,
Tantôt rougir, pâlir, craindre et désespérer,
Et voir un autre amant votre bien désirer,
Et tirer devant vous faveur et récompense.

N’avoir point de repos ni le jour ni la nuit,
Servir qui vous méprise, et suivre qui vous fuit,
Aimer comme Narcisse une ombre errante et vaine,

D’un martel furieux endurer mille coups,
Mourez, tristes amants, le trépas est plus doux.
Car la mort est d’amour la plus légère peine.

Diverses Amours

Voter pour ce poème!

0 Points
J'aime

Laisser un avis, une critique ou analyse

T'as quelque chose à dire, une réaction ? Ce poème t'a-t-il touché ? C'est ici.

Captcha loading...

Laissez passer

La Colombe et la Fourmi