Crevasses

La sombre épellation établit sa loi:…
Ure…
Usure!
Barbarie…
Blessure!
Le
Temps, lui, connaît le blason et démasque à temps son mufle forban.
Précisément.
Inutile que l’on se donne un quelconque signal.
La route est de cervelle toujours libre.

On a toute licence : on avance, on pénètre dans le taillis, dans le fouillis.
Tel est bien le piège.
Comme de juste, on s’empêtre dans les galaxies de limaille de semailles accumulées en conglomérats de madrépores : traces et rémanences.
On marche à quatre pattes.
On se dépêtre.
Courbé toujours mais avançant.
Allongées de récifs encapuchonnés de paquets rescapés de serpents fer-de-lance (à identifier d’ailleurs).

Pêle-mêle de silice, des traînées, de menées sournoises d’algues à déjouer, toute une cartoucherie clandestine, une musserie innommable, du décrochez-moi-ça antédiluvien et pouacre.

On tourne en rond.
La naïveté est d’attendre qu’une voix, je dis bien qu’une voie vous dise : par ici la sortie !

N’existe que le nœud.
Nœud sur nœud.
Pas d’embouchure.
La technique du pont du lianes sur l’abîme croupissant est trop compliquée.
Oubliée depuis longtemps.
Longtemps une crevasse creusera et, déjà, ronge.
Crevasse.
Cloportes.
Enjamber?
A quoi bon ?
Moi qui rêvais autrefois d’une écriture belle de rage !
Crevasse j’aurai tenté.

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