La marinière

Je veux me fier
A cette galère,
Et d’un marinier
Etre marinière.

Il faut, ô ma mère,
Pour ne pas rester,
Que de te quitter
L’amour me requière !

Cet enfant altier
Me tient prisonnière,
Et d’un marinier
Me fait marinière.

Adieu donc la terre,
Pour ce pont flottant ;
C’est là qu’il m’attend !
Adieu donc, ma mère.

J’ai dû me plier
A sa vie entière :
Il est marinier,
Je suis marinière.

Si dans sa colère
Gronde un vent jaloux,
Si l’onde en courroux
Franchit sa barrière,

Tu viendras prier
Sous la croix de pierre,
Pour le marinier
Et la marinière.

Voter pour ce poème!

Charles Le Goffic Apprenti Poète

Par Amable Tastu

Amable Tastu, nom de plume de Sabine Casimire Amable Voïart, née le 31 août 1798 à Metz et morte le 10 janvier 1885 à Palaiseau, est une femme de lettres française.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

N'attendez pas, versez vos vers. Notre forum attend votre poésie.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Tableau de Paris (A cinq heures du soir)

Scènes du Passé