Matinale

Le jour cherche son chemin, hésitant au fond du noir, plus timide que la main caresseuse au creux du soir.

Il entre par la fenêtre glissant entre les amants délie les corps que pénètre sa tiédeur nonchalamment.

L’ange sage du mensonge à la dormeuse à demi livre le début d’un songe encore embrouillé de nuit.

Si, trompeuse, la clarté dessine un chiffre d’amour avec les corps enlacés sur le drap plus blanc que jour

c’est pour qu’un oiseau perdu s’il entre par la croisée garde très longuement tu le secret qui reposait

dans les bras le sein la joue le doux ventre clair-nacré de l’enfant sur qui se joue un rayon aventuré.

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Rêve claustral

L’Oiseau blessé d’une flèche