L’un chante les amours de la trop belle Hélène

L’un chante les amours de la trop belle Hélène,
L’un veut le nom d’Hector par le monde semer,
Et l’autre par les flots de la nouvelle mer
Conduit Jason gaigner les trésors de la laine.

Moy je chante le mal qui à mon gré me meine :
Car je veus, si je puis, par mes carmes charmer
Un tourment, un soucy, une rage d’aimer,
Et un espoir musard, le flatteur de ma peine.

De chanter rien d’autruy meshuy qu’ay je que faire ?
Car de chanter pour moy je n’ay que trop à faire.
Or si je gaigne rien à ces vers que je sonne,

Madame, tu le sçais, ou si mon temps je pers :
Tels qu’ils sont, ils sont tiens : tu m’as dicté mes vers,
Tu les a faicts en moy, et puis je te les donne.

Vers françois

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Etienne De La Boetie Apprenti Poète

Par Etienne De La Boetie

Étienne de La Boétie est un écrivain humaniste et un poète français, né le 1ᵉʳ novembre 1530 à Sarlat et mort le 18 août 1563 à Germignan, dans la commune du Taillan-Médoc, près de Bordeaux. La Boétie est célèbre pour son Discours de la servitude volontaire.

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