Nelligan

En mil neuf cent un
Être un poète est un malheur
Surtout au temps de Nelligan
À Montréal
C’était comme être juif sous les nazis
Être seul avec son oiseau dans les mains
Son trésor

Et marcher sur les mines
Comme un espion en pays ennemi
Qui va sauter au prochain pas
Pulvérisé dans les airs
Dans la folie et dans la mort
Ce qui lui est d’ailleurs arrivé
Chez lui tué par les siens
L’indifférence

Pardon Nelligan
Sache qu’ici
Plusieurs d’entre nous sans le dire
Secrètement
Te prennent et te portent sur nos épaules
Comme au collège
On te l’avait fait un soir d’avril
Et on te reconduit chez toi
Dans le temple des immortels

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En écoutant chanter la princesse ***

De celui qui nouvellement a reçu lettres de s’amie