Serment

Ô poète trop prompt à te laisser charmer,
Si cette douce enfant devait t’être ravie
Et si ce cœur en qui tout le tien se confie
Ne pouvait pas pour toi frémir et s’animer ?

N’importe ! ses yeux seuls ont su faire germer
Dans mon âme si lasse & de tout assouvie
L’amour qui rajeunit, console et purifie,
Et je devrais encor la bénir et l’aimer.

Heureux ou malheureux, je lui serai fidèle ;
J’aimerai ma douleur, puisqu’elle viendra d’elle
Qui chassa de mon sein la honte et le remord.

Vierge dont les regards me tiennent sous leurs charmes,
Si tu me fais pleurer, je bénirai mes larmes,
Si tu me fais mourir, je bénirai la mort !

Voter pour ce poème!

François Coppée Apprenti Poète

Par François Coppée

François Édouard Joachim Coppée, né le 26 janvier 1842 à Paris où il est mort le 23 mai 1908, est un poète, dramaturge et romancier français.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Votre commentaire est la bougie qui éclaire notre obscurité poétique. Illuminez-nous.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Rythme des vagues

Simple ambition