Rime

Le rime est en poésie un jeu d’homophonie entre des phonèmes répétés à la fin de plusieurs vers (c’est une forme d’homéotéleute). La rime est ainsi constituée par le retour de sonorités identiques, à commencer par la dernière voyelle tonique et des sons consonantiques qui la suivent s’ils existent, à la fin d’au moins deux vers.

La rime a remplacé l’assonance médiévale en imposant cette reprise des sons consonantiques qui suivent éventuellement la dernière voyelle tonique : les poètes du xvie siècle et leurs successeurs comme Malherbe ont par ailleurs défini peu à peu des règles contraignantes qui se sont imposées jusqu’à la fin du xixe siècle et que l’analyse littéraire retient dans l’étude des rimes.

Il s’agit pour l’essentiel de leur disposition (rimes suivies, croisées, embrassées, mêlées), de leur richesse (on dit aussi de manière plus ambiguë leur qualité) déterminée par le nombre de sons communs (rime pauvre, suffisante, riche) et de leur genre associé au principe de l’alternance entre rimes masculines (= qui ne comportent pas de « e » final (ou -es, -ent)) et rimes féminines (= qui comportent ce -e final qui ne compte pas dans les syllabes).

Remarque : En phonologie, le mot prend un sens plus large : la rime est le noyau et l’éventuelle coda d’une syllabe. Ainsi, chaque syllabe de chaque mot possède une rime phonologique, tandis qu’en poésie, on ne parlera que de la rime d’un vers, qui ne prend pas en compte la notion de syllabe.

Les transcriptions phonétiques données entre crochets droits suivent les usages de l’alphabet phonétique international. Les transcriptions phonologiques, entre barres obliques, ne s’intéressant qu’aux oppositions fondamentales de la langue, les suivent aussi, mais de manière plus lâche.

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