À Laudes (IV)

Les portes du jour sont ouvertes,
Le soleil peint le ciel de rayons éclatants :
Loin de nous cette nuit dont nos âmes couvertes
Dans le chemin du crime ont erré si longtemps !

Imitons la lumière pure
De l’astre étincelant qui commence son cours,
Ennemis du mensonge et de la fraude obscure,
Et que la vérité brille en tous nos discours.

Que ce jour se passe sans crime ;
Que nos langues, nos mains, nos yeux soient innocents ;
Que tout soit chaste en nous, et qu’un frein légitime
Aux lois de la raison asservisse les sens.

Du haut de sa sainte demeure
Un Dieu toujours veillant nous regarde marcher ;
Il nous voit, nous entend, nous observe à toute heure ;
Et la plus sombre nuit ne saurait nous cacher.

Gloire à toi, Trinité profonde,
Père, Fils, Esprit Saint, qu’on t’adore toujours,
Tant que l’astre des temps éclairera le monde,
Et quand les siècles même auront fini leur cours.

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